Project Rescue Ocean - Mission Hawaii - Constat environnemental d'un oeil pacifiste
Project Rescue Ocean Mission Hawaii - Constat environnemental "d'un regard pacifiste"
Hawaii
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Project Rescue Ocean Mission Hawaii – Constat environnemental « d’un regard pacifiste »

Project Rescue Ocean Mission Hawaii – Constat environnemental « d’un regard pacifiste »

 

HAWAII, Maui

Janvier 2018

 

Présentation de Jérome Gruet

Jérôme Gruet est français et à connu Hawaii il y a plus de 38 ans. Amoureux de l’île de Maui et de ses trésors il n’a jamais cessé d’y retourner chaque année.

C’est un artiste pluridisciplinaire de renommée internationale. Un grand nombre de ses créations lui ont été inspirées par Maui, ses rencontres et ses découvertes. Ses articles de mode mais aussi de déco ont fait la couverture de nombreux magazines internationaux.

Avant-gardiste, son regard sur l’environnement et la pollution lui a value de magnifiques créations faites à partir de déchets trouvés sur les plages.

Nous nous sommes rapprochés et avons sympathisé grâce aux réseaux sociaux. Après quoi, Jérome nous a proposé de le rejoindre à Maui pour découvrir son univers dont il nous avait tant parlé.

Dans le cadre de l’association et en qualité de président et fondateur du mouvement Project Rescue Ocean, Léa Garcia et moi-même nous sommes rendus sur l’île de Maui située dans l’archipel d’Hawaii.

C’est grâce à la magie des réseaux sociaux que je prône maintenant depuis plus de 3 ans que cela s’est réalisé. Ces vecteurs sont essentiels pour impacter les nouvelles générations et faire passer notre message de respect environnemental tout en donnant un nouveau regard et en dépoussiérant « l’écologie » actuelle, bien trop souvent politisée et moralisatrice de nos jours.

C’est une rencontre exceptionnelle avec Jérome Gruet qui nous accueille chez lui à Haiku à proximité de « Jaws »: lieu mythique pour les surfeurs où 2 à 3 fois par an se forment des vagues géantes de plus de 10m.

Il nous accueille pour aller visiter les plages de l’océan Pacifique et constater ensemble leur dégradation due à l’activité humaine à échelle mondiale. Un programme chargé qui nous attend durant 10 jours sur cette île de rêve.

 

Première Prise de conscience 

Après avoir récupéré du jet lag avec 11 heures de décalage horaire et plus de 18 heures de vol, c’est sur une plage près de l’aéroport de la ville de Kaihului que nous amène Jérome. Nous sommes équipés de nos GoPro, appareils photos et téléphones.

Nous n’en croyons pas nos yeux, des milliers de plastiques de tailles diverses sans doute acheminés par un courant important sur ce secteur là.

Un constat effrayant, une concentration de bidons d’hydrocarbures, de caisses à poissons, caisses à bouteilles, emballages de consommation, bouteilles en plastiques, filets, cordages, chaussures, vêtements, jouets plastiques, visières de baseball, bouchons de bouteilles…. la liste et malheureusement encore longue.

« Ce sont plusieurs centaines de kilos qui arrivent chaque semaines sur nos plages »  affirme Jerome qui connait cette île depuis plus de 38 ans et qui a vu cette problématique augmenter d’année en année.

 

Leurs Origines

Comme nous en avons l’habitude, nous cherchons sur certains déchets leur provenance en regardant leur nationalité avec le langage inscrit mais aussi leur âge avec la date de péremption ou le numéro de série.

C’est avec analyse que nous collectons ces déchets.

Japon, Chine, Corée, Thaïlande, Une problématique internationale que nous constatons.

Jérome nous fait également remarquer que certains déchets trouvés sur cette plage ne correspondent pas à ceux que l’on trouve sur les plages françaises. En effet avec Project Rescue Ocean nous n’avions encore jamais trouvé de déchets de provenance asiatique. Mais aussi on retrouve par dizaine des visières de casquettes de baseball, sport typiquement américain.

Inquiets, c’est les mains souillés de pétrole visqueux présent sur certaines matières plastiques que nous collectons. Mais aussi des matières industrielles inconnues, pâteuses que nous pouvons voir dans ce secteur qui sans doute affecte et détruit toute la faune et la flore de l’océan. 

En qualité d’éco-citoyen, quel est le constat et la réaction que nous pouvons en tirer?  Malheureusement bien visible à l’œil nue et sur l’instant.

 

L’impact 

Parmi ces déchets nous pouvons ressentir des odeurs nauséabondes au milieu de ces résidus de filets et de cordages. Mais pas que, plusieurs carcasses d’oiseaux marins et de poissons bien trop abimés ou en état de décomposition avancé pour trouver les espèces en question.

Certains mammifères ne trompent pas, c’est malheureusement une carcasse de tortue que nous approchons pour capturer l’instant.

Sans doute a t-elle ingéré du plastique elle aussi. Une scène assez fréquente dans ce lieu de ce côté de l’île. 

Les tortues sont nombreuses à Maui mais bien trop souvent victimes de la pollution.

Une journée forte en émotion en lien avec le sens de notre séjour.

 

 

Plage du North Shore

Après avoir rassemblé certains déchets pour les créations de Jérôme dans de but de sensibiliser à travers l’art nous collectons certains déchets d’origine Asiatique afin de les ramener pour notre sensibilisation 2.0 dans les écoles en France.

Bien trop difficile de voyager avec des déchets d’une certaine taille. C’est donc sur une autre plage de Maui  fréquentée par un grand nombre de tortues que nous nous rendons.

Sur cette plage il y a très peu de macro-déchets. On ne retrouve que des fragments, « des micros-plastiques » par milliers. Très peu de déchets identifiables, il n’y a que des petits morceaux de plastique qui se confondent parmi les coquillages.

En regardant l’océan on constate la présence de rochers en bords de mer et d’énormes vagues. Jérome nous explique qu’au vu de la position géographique le courant n’est pas le même et les vagues puissantes fracassent les déchets transportés qui en plus sont parfois cassés au contact des rochers. Tout ces déchets plastiques sont donc transformés en petits morceaux et sont terribles pour notre environnement. Difficile à collecter par leur petite taille mais il suffit de moins de 2 minutes pour en ramasser assez, afin de les ramener en France.

Ces petits morceaux de plastiques font souvent le maigre repas de certains oiseaux marins, tortues mais aussi de poissons.  

C’est un empoisonnement de l’océan Pacifique.

Nous en sommes responsable en tant qu’être humain sur cette planète.

Des alertes ont déjà été données par de grands explorateurs et scientifiques mais ont-elle été bien prises en compte par nous, citoyens de passage sur notre planète? C’est la question que nous nous posons face à cette pollution.

 

Acteurs locaux 

Les jours suivants nous avons rencontré Magdalena Carrey de Hawaii Wildlife Fund avec qui nous avons échangé sur nos différentes expériences.

Son association est présente sur plusieurs îles de l’archipel. Les bénévoles oeuvrent auprès des tortues qui viennent se reposer sur la plage, en les comptant, les soignant mais aussi en faisant de l’éducation auprès des touristes qui ont tendance à les approcher de trop près. La réglementation exige que l’on laisse un espace de 5 mètres pour laisser à la tortue sa liberté et pour ne pas la perturber. Les bénévoles de Hawaii Wildlife Fund tiennent donc des permanences sur les plages où l’on trouve le plus de tortues.

Magdalena, Tahitienne d’origine qui vit à Hawaii depuis 15 ans a aussi son propre constat.

« Des beach-cleanup nous en organisons toutes les semaines dans différents endroits de l’île » mais c’est avec émotion que la quantité des déchets collectés sur les plages ne cesse d’augmenter et que le manque de moyens pour les « petites organisations » se fait ressentir.

Des d’ONG et des Fondations avec beaucoup de soutiens financiers existent mais bien trop peu présentes lors de ces événements.

Outre les nettoyages de plages et les astreintes auprès des tortues marines, l’association de Magdalena s’occupe aussi des lions de mer qui viennent se reposer sur certaines plages.

 

La Beauté de l’île

Nous avons pu visiter une grande partie de l’île du nord au sud, de l’est à l’ouest. Il y a différents climats: jungle humide, plaines, montagne avec plus de 3 000 mètres d’altitude où nous avons observé un couché de soleil d’une beauté sublime qui nous donne l’impression d’être sur le toit du monde. Nous avons observé les baleines qui nous ont offert un spectacle tout proche de notre embarcation.

Mais aussi les tortues, ce mammifère curieux qui n’hésite pas à nous approcher lors de plongées d’exploration.

C’est plus que motivé que nous voulons tenir notre engagement pour faire changer les mentalités et pour maintenir notre magnifique éco système pour faire en sorte que nos enfants ne les voient pas qu’en rêve.

 

 

Constat éco-citoyen 

Depuis plus 3 ans c’est un message pacifiste, éco-citoyen que nous transmettons à travers les réseaux sociaux mais aussi avec nos actions de nettoyage et de sensibilisation au respect de l’environnement.

Nous ne sommes pas une grosse ONG ou une fondation avec des salariées d’association, nous n’avons pas d’aides financières de l’état ou de l’Europe.

Je suis Sapeurs Pompiers Professionnel et j’ai la chance de vivre de ma passion.

Mais aujourd’hui c’est un message d’alerte en qualité de citoyen que je veux transmettre à la jeunesse et à tous. L’océan Pacifique tout comme la Méditerranée sont extrêmement pollués dû à notre négligence et notre ignorance.

Cette pollution plastique dépasse les « continents » qui ce sont formés dans les océans. Elle est bien visible sur les plages paradisiaques. Elle tue des oiseaux, poissons et mammifères comme nous l’avons constaté.

Nous ne pourrons jamais nous passer de rapports scientifiques et de mises en garde d’experts dans ce domaine. Grace à eux nous avons pris connaissance qu’il existe des gyres de plastiques dans les océans et qu’ils se transforment en micro-particules favorisant le développement de bactéries destructrices pour la chaine alimentaire.

Mais pensez-vous que nous citoyens, prenons bien conscience de la situation ?

Dans combien de temps allons nous être directement touché ou même retrouver cette pollution dans nos assiettes?

L’Homme est fait pour se nourrir des richesses de notre planète mais pour cela nous devons la respecter.

C’est un message d’alerte d’un oeil pacifiste adressé aux citoyens du monde que nous voulons partager. 

Il est réellement temps que nous adoptons et modifions nos gestes simples au quotidien pour préserver notre l’environnement. 

Bilan

Maui est une île splendide aux multiples climats et végétations. Malgré la vigilance de certains habitants qui oeuvrent pour conserver cette île propre et saine, on retrouve encore des déchets entiers mais aussi broyés par la force des vagues un peu partout sur les plages. La majorité des déchets trouvés dans le North Shore viennent des pays asiatiques puisque ils contenaient majoritairement des écritures japonaises et chinoises. La beauté de sa faune et de sa flore et le « mana » qu’elle dégage nous a donné des forces supplémentaires pour nous motiver à continuer notre combat contre la pollution. « La beauté de la nature ne doit pas être salie par la laideur de l’Homme », ainsi nous voulons véhiculer une énergie positive pour faire changer les mentalités.

ALOHA

 

De nouvelles vidéos seront prochainement visibles sur notre page Facebook: Project Rescue Ocean/facebook

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